Livres inclusifs (partie 1) : écriture inclusive

Vous l’aurez remarqué ou non, parmi les aspects que j’essaye de travailler dans mon métier d’écriture se trouve l’inclusion. J’en suis encore aux balbutiements, mais c’est un sujet qui me tient vraiment à cœur. Je sais que beaucoup d’entre vous sont déjà sensibilisé·e·s aux luttes contre les oppressions, mais d’autres aimeraient peut-être que j’explique certaines particularités d’écriture (dans mes romans ou mon blog) qui ne leur sont pas encore familières. Ce billet est pour celles et ceux qui trouvent étrange que j’écrive « Centaures et Centauresses » dans mon roman ou « auteurice » sur mon site.

L’inclusion dans mon blog

Parlons d’abord de ce site. Je tiens à employer une expression aussi inclusive que possible : ce blog s’adresse à tous et toutes. J’ai conscience que parmi les internautes, la totalité n’est pas forcément sensibilisée à la notion d’inclusion par l’écriture. C’est pourquoi je privilégie volontairement la version la plus néophyte de l’écriture inclusive sur ce site pour l’instant, cela afin d’être bien comprise par tout le monde.

D’un côté, je comprends que certaines personnes puissent avoir besoin que j’explicite certaines formes ou certains mots, comme « auteurice » ou « écrivain·e ». Je varie entre les formes les plus simples (« auteurs et autrices » par exemple) et les formes plus avancées (« auteurice » par exemple), mais plutôt que de mettre un encart explicatif à chaque fois, j’essaierai de renvoyer vers ce billet qui explicite succinctement les formes employées.

D’un autre côté, il est hors de question de revenir à un langage sexiste. Si vous trouvez sur mon site une phrase qui ne semble pas écrite de manière inclusive, c’est une erreur de ma part. Vous pouvez me la signaler (avec bienveillance, comme toujours) pour que je puisse la rectifier.

Pour les personnes qui ne sont pas encore familières avec l’expression inclusive, voici une petite explication des formes employées sur ce site :

  • « auteur et autrice » : on appelle cela un doublet complet. C’est une simple énumération des formes du masculin et du féminin quand le terme désigne indifféremment des personnes.
  • « auteur·rice » : on utilise le point médian pour compacter le doublet complet en un seul mot qui énumère à lui seul les formes.
  • « auteurice » : on compacte la forme inclusive avec point médian en soudant les terminaisons, afin de créer un mot qui désigne les personnes indépendamment de leur sexe ou leur genre.

Si vous souhaitez une première introduction à l’expression inclusive, je vous conseille de commencer par le guide du Haut Conseil à l’Égalité. Si vous souhaitez en apprendre plus, n’hésitez pas à me demander les autres ressources que j’utilise !

L’inclusion dans Angélique Hacker

Pour Angélique Hacker, la question s’est posée alors que j’en étais à la phase de correction et que je venais d’entamer mon apprentissage de l’expression inclusive : comment écrire le roman en inclusif [1] ? J’ai choisi pour celui-ci la forme la plus « simple » : des doublets complets, des accords de proximité et de majorité, des termes épicènes.

C’est pourquoi on y parle de « Centaures et Centauresses », on dit bien que « les travailleurs et travailleuses s’étaient tues », que Gédéon, Angèle et Lyru se réveillent « parfaitement reposés », etc.

Pour les personnes qui ne seraient pas familières de cette grammaire, voici quelques explications :

  • Doublet complet : quand on désigne plusieurs genres, on énumère les différentes formes du mot, par ordre alphabétique. On parle ainsi de « Centaures et Centauresses », de « travailleurs et travailleuses »…
  • Termes épicènes : certains mots ont une forme identique à tous les genres. Par exemple, « Elfe » ou encore « adelphe » (qui désigne indifféremment un frère ou une sœur).
  • Accord de proximité : on accorde avec le mot le plus proche. C’est pourquoi « Angèle et Lyru sont montés » et « Lyru et Angèle sont sorties ».
  • Accord de majorité : on accorde avec la catégorie la plus nombreuse. C’est pourquoi « Angèle, Gédéon et Lyru sont réveillés » et « Angèle, Lyru, Irma et Mélusine sont contentes ».

Que cela soit sur ce site ou dans mes romans, une autre manière d’écrire « habilement » inclusif est d’utiliser aussi des tournures génériques, englobantes ou épicènes, qui évitent d’avoir à préciser le genre : parler des « personnes qui » plutôt que de « ceux qui », des internautes plutôt que des visiteurs, etc.

Merci d’avoir lu ce premier billet sur l’inclusion dans l’écriture ! Ce ne sera pas le dernier (d’où « partie 1 ») : j’écrirai d’autres billets sur l’inclusion et la façon dont j’essaye de l’appliquer en tant qu’autrice.

À très vite !

Sarah T.

[1] : Sur le plan de la langue uniquement, pour l’instant. Les personnages d’Angélique Hacker sont encore loin d’être totalement inclusifs, mais j’y travaille.

Publié par Sarah Touzeau Autrice

Autrice écrivaine de romans fantasy et science-fiction

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