Écrire un roman jusqu’au bout

On m’a parfois demandé comment j’avais fait pour écrire un roman de A à Z. Voici les trois choses qui, selon moi, m’ont permis de mener jusqu’au bout le projet Angélique Hacker, de la conception des personnages à la publication du livre.

Avoir suffisamment préparé le projet

Cela m’est déjà arrivé sur plusieurs projets d’écriture, et notamment un roman : j’avais une idée que je trouvais géniale, j’avais des personnages, une ébauche d’intrigue, des images dans ma tête… et c’était tout. Le scénario n’était pas assez développé, l’idée incomplète, l’univers encore bancal. J’ai commencé à écrire… puis j’ai abandonné. Je ne trouvais plus rien à écrire. Non pas comme une page blanche : j’ai eu à de nombreuses reprises, y compris pour Angélique Hacker, des difficultés pour trouver comment avancer d’une péripétie à une autre ou comment entamer un chapitre, mais ces problèmes finissaient par se résoudre. Cette fois, c’était plutôt comme si le roman n’avait rien du tout à raconter. L’idée avait perdu de son intérêt.

Morale de l’histoire : un roman terminé est un projet qui a demandé non seulement de très nombreuses heures d’écriture, de réécriture, de correction, de mise en page… mais aussi un temps colossal de réflexion, de recherche d’idées, de rédaction de fiches, d’élaboration des personnages jusque dans des détails qui n’apparaîtront jamais dans l’histoire et de conception d’une intrigue pas à pas jusque dans la description complète de la moindre liaison entre deux péripéties. Élaborer un roman prend beaucoup de temps, aussi bien pour sa rédaction que pour toutes les autres tâches nécessaires.

Avoir « l’écriture dans l’âme »

Je risque peut-être de décevoir les plus poétiques d’entre vous qui voudraient voir un talent pour l’écriture dans chaque personne. Non, je ne pense pas que tout le monde soit fait pour écrire. Tout le monde peut écrire, mais concevoir un roman de A à Z demande bien plus que de faire courir un crayon sur une feuille. N’importe qui peut rédiger une petite histoire, une nouvelle, un poème, un journal intime… pour s’amuser. Mais peu d’entre nous affrontent tous les mauvais côtés et les inconvénients de cette activité. Tout le monde n’est pas fan de cuisine, de bricolage ou de jardinage. Certaines personnes aiment coder des applications, d’autres préfèrent créer des bijoux, d’autres encore veulent plutôt photographier des paysages.

Ce n’est pas lorsque écrire vous fait du bien mais lorsque ne pas écrire vous fait du mal que l’écriture est votre mission. Ce n’est pas lorsque vous avez une idée d’histoire mais lorsque vous êtes prêt·e à mettre les mains dans le cambouis du HTML pour mettre en forme votre livre numérique, alors que vous n’avez jamais appris à coder autrement qu’en C, que l’écriture est votre vocation. Ce n’est pas lorsque vous avez terminé un chapitre mais lorsque vous relisez le même passage pour la énième fois sans broncher que l’écriture est votre passion. J’aime bien cuisiner (surtout des gâteaux…), mais si je suis satisfaite quand mon plat est réussi, je me décourage assez vite lorsque la recette ne fonctionne pas et n’ai pas la motivation de trouver une solution. Je suis capable de cuisiner, mais j’ai admis que la cuisine n’était pas spécialement ma passion. Pour l’écriture, c’est la même chose : vous pouvez écrire, mais de là à rédiger un roman en entier, on est face à un gouffre. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde n’a pas à devenir écrivain·e comme tout le monde n’a pas nécessairement à devenir pâtissier·ère !

Trouver du soutien ou du temps

Écrire un roman demande d’abord un support d’écriture : un cahier et un crayon ou un ordinateur. Ensuite, des idées : des personnages, une intrigue, un univers… Puis un certain talent d’écriture et beaucoup de motivation comme expliqué plus haut. On pourrait croire que cela suffit (et cela fait déjà beaucoup !). Pourtant, à mes yeux, une chose encore pourra avoir une grande influence sur votre capacité à mener ce projet à bien : un environnement favorable.

La motivation se trouve aussi bien à l’intérieur de soi qu’à l’extérieur : comme je l’ai dit plus haut, vous avez besoin d’une certaine vocation et surtout d’une réelle envie pour mener une tâche à bien ; mais l’entourage joue un rôle majeur sur votre niveau de motivation. En effet, comment écrire si personne ne vous soutient, ne croit en vous, ne vous encourage, ne vous félicite ? Certaines personnes arrivent à se motiver sans l’aide des autres, mais elles sont relativement rares. Pour les autres, la difficulté vient du fait qu’aujourd’hui, le métier d’écrivain·e est sous-évalué. Que faire quand la société entière vous crie que votre activité n’est « qu’un hobby et pas un travail » ? L’impératif est de parvenir à dégager suffisamment de temps pour travailler à votre roman dans votre coin et trouver l’énergie de le terminer sans cette force incroyable qu’une réelle approbation peut apporter. Un travail en soi, non négligeable dans le processus de rédaction d’un roman.

Voici comment j’ai ressenti les choses lors de l’écriture d’Angélique Hacker. J’espère que cette petite excursion dans mon processus de rédaction vous aura intéressé·e·s !

À très vite !

Sarah T.

Mes 5 films de fantasy préférés

Début novembre, je vous avais parlé de mes cinq livres de fantasy préférés. J’écris ce que j’aimerais lire, aussi les livres que j’ai aimés m’ont-ils inspirée. Mais j’écris aussi ce que j’aimerais voir : je conçois mes scènes comme si elles étaient tirées d’une adaptation cinématographique du roman. C’est pourquoi les films m’inspirent autant que les livres. Je vous propose de découvrir mes cinq préférés dans le genre fantasy.

Je ne juge ici que le film, pas l’équipe du film, ni l’œuvre originale (et son auteur·rice) si elle existe.

  1. Le Seigneur des Anneaux (Peter Jackson, 2001-2003)

À mes yeux, la trilogie du Seigneur des Anneaux réalisée par Peter Jackson concentre le meilleur de la fantasy, de l’épique et du grand spectacle de cinéma. Le nombre de scènes culte, de répliques emblématiques, de plans à couper le souffle (paysages et décors) et d’envolées musicales grandioses est tout bonnement impressionnant. Même en le connaissant par cœur, impossible de ne pas frémir… presque à chaque scène, puisque toutes sont entrées dans la légende.

Lorsque j’ai besoin d’une bonne dose de cacao pur et dur, je mange du chocolat à 99 %. Lorsque j’ai besoin d’une bonne dose de fantasy pure et dure, je regarde Le Seigneur des Anneaux.

  1. Ex aequo : Harry Potter et la Chambre des Secrets (Chris Colombus, 2002) et Harry Potter et l’Ordre du Phénix (David Yates, 2007)

Pourquoi spécifiquement le 2 ? Parce qu’il est, à mon avis tout à fait subjectif, la meilleure adaptation des huit films. Je le trouve visuellement très beau, musicalement parfait et il a su pour moi sublimer le livre. À partir du troisième, tous les films ont perdu quelque chose des livres, la faute au format de deux heures qui ne permet pas de rendre hommage à un roman de plusieurs centaines de pages. Mais les deux premiers ont su rendre presque tout ce qui faisait l’effet waouh des livres. Le deuxième a ce petit côté à la fois épique et horrifique en plus, que je trouve particulièrement bien rendu dans la scène du combat contre le Basilic.

Pourquoi ex aequo avec le 5 ? Parce que si le 2 est (avec le 1) bien plus proche des livres que les autres, si son esthétique colle pour moi le mieux à l’univers, il comporte néanmoins quelques défauts majeurs, à commencer par une certaine psychophobie dans quelques scènes qui cassent les efforts déployés. En revanche, si le 5 se trouve largement dépouillé de nombreux éléments du livre le plus long de la série, son propos est beaucoup plus réfléchi, avec quelques scènes clés dont les dialogues me restent encore en mémoire.

  1. Le Monde de Narnia, Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique (Andrew Adamson, 2005)

Je disais que Le Seigneur des Anneaux par Peter Jackson est ma dose de fantasy pure et dure : je parlais de fantasy très adulte avec un niveau non négligeable de baston (j’ai un faible pour la bataille d’Isengard, et vous ?). Narnia est ma dose de fantasy adolescente. Je trouve ce film joli. Sa bande sonore me fait autant frémir que celles de Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux. À mon sens, un énorme effort a été fait sur les habitants et habitantes de Narnia (contrairement à une autre adaptation que je ne citerai pas et qui a négligé totalement l’aspect le plus merveilleux du roman original…). Un film que j’aime regarder quand j’ai besoin de retrouver de cette magie de l’enfance qui vous fait penser que tout est possible.

  1. Dragons (Dean DeBlois, Chris Sanders, 2010)

J’affectionne autant les films d’animation que ceux en prises de vues réelles. Si les trois précédents ont eu sur moi cet effet waouh d’abord à cause de ce qu’ils vous envoient dans la rétine (et qui vous forge à jamais votre imaginaire en matière de créatures ou de décors), Dragons m’a impressionnée par son histoire et par sa bande-son. En y réfléchissant, me direz-vous, l’histoire est aussi banale que celles du Seigneur des Anneaux ou de Narnia sont manichéennes. Mais je la trouve si bien réalisée qu’elle vous emmène sans avoir à faire voyager ses personnages aux quatre coins d’une immense carte [1]. Et surtout… sa musique ! Le point commun des quatre premiers films de cette sélection (en dehors du genre fantasy) est leur bande originale, un élément qui prend une grande part dans l’appréciation que j’ai de l’œuvre. Pour Dragons, elle est de celles qui me font pleurer rien qu’en les écoutant sans même regarder le film.

  1. Taram et le chaudron magique (Ted Berman, Richard Rich, 1985)

Je voudrais vous parler de ce mal-aimé des studios Disney. À sa sortie en 1985, en pleine période difficile pour la firme, Taram et le chaudron magique a été un échec monumental. Je ne sais pas si j’ai une tendance à préférer les films les moins aimés de Disney (La Planète au trésor et Atlantide !), mais j’ai adoré cette adaptation des Chroniques de Prydain (que je n’ai pas encore lues). Certes, les personnages gagneraient à dépasser un peu les archétypes (surtout Eilonwy), mais on est là dans de la fantasy bien sombre qui a su captiver la petite fille que j’étais. Et qui la captive encore aujourd’hui.

Et vous, quels sont vos films de fantasy préférés ? Dites-moi dans les commentaires !

À très vite !

Sarah T.

[1] : J’ai remarqué que je jugeais plus durement les histoires de fantasy qui conservent une unité de lieu. Est-ce parce que j’associe la fantasy au voyage ?

Galamir, le roi des Elfes et leurs racines

Le premier peuple du Mäasgard que rencontre Angèle est un emblème de la fantasy. Explorons un peu les inspirations elfiques qui ont influencé l’écriture de Galamir et ses semblables.

Les elfes de Tolkien : piliers de la fantasy

Quand on dit elfe, on pense immédiatement à J. R. R. Tolkien. L’auteur a en effet largement contribué à former l’image de l’elfe la plus utilisée et la plus connue de la fantasy. L’elfe d’Arda, grand, élancé, aux oreilles pointues, raffiné, cultivé, proche de la nature, incroyablement beau et talentueux dans le maniement de l’arc, constitue désormais l’archétype de l’elfe de fantasy, dans sa version classique dite lumineuse, déclinée en haut-elfe, elfe des bois, elfe sylvain… On le retrouve ainsi dans beaucoup d’œuvres de fantasy, comme Donjons & Dragons, Warhammer, Les Chroniques de la guerre de Lodoss, Les Légendaires… Même les œuvres parodiques partent de l’archétype de l’elfe tolkienien pour le caricaturer : ainsi, les elfes du Donjon de Naheulbeuk sont hautains et talentueux architectes pour les hauts-elfes, naïfs et amateurs de coiffage de poneys pour les elfes sylvains.

Avant Tolkien, les elfes existaient déjà, mais sous une autre forme. On les décrivait plutôt comme des êtres de petite taille, farceurs et possédant des pouvoirs magiques. Membres du « Petit Peuple », ces êtres merveilleux n’avaient pas encore pour attributs l’adresse à l’arc ou l’apparence svelte.

Dans la fantasy actuelle, un autre archétype, non tolkienien, occupe une place presque aussi importante que l’elfe lumineux : l’elfe noir, opposé ténébreux du premier, adepte des arts occultes. Inspiré des elfes de la mythologie nordique, on les retrouve fréquemment, en particulier dans les jeux de rôles.

The Elder Scrolls : varier l’archétype

Une autre œuvre que le légendaire tolkienien possède à mon sens un folklore elfique particulièrement développé, dans lequel les elfes ne sont pas simplement « des persos aux oreilles pointues à côté des humains », mais représentent bien un système complexe de différentes races possédant chacune son histoire, ses coutumes et ses caractéristiques. Je veux parler de The Elder Scrolls. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, The Elder Scrolls est une série de jeux vidéo de type RPG (à l’heure actuelle, cinq RPG et un MMORPG, sans compter le jeu de cartes virtuel), se situant dans le monde de Tamriel. On y trouve de nombreuses races, dont pas moins de onze elfiques [1].

Je trouve intéressant de voir comment l’archétype tolkienien est ici découpé et remanié, chaque race de Mer (le nom des elfes dans The Elder Scrolls) adoptant une caractéristique de l’archétype et d’autres traits complètement différents. Ainsi, les Altmers (Hauts-Elfes) ont le côté guindé et hautain, ainsi que le talent architectural et la puissance magique de l’elfe tolkienien, mais contrairement à celui-ci, ce peuple méprise totalement les autres races de Tamriel et préfère largement la vie citadine à la vie dans les bois ; les Bosmers (Elfes des bois) possèdent le talent pour l’arc et la proximité avec la nature, mais ce dernier trait est poussé au point que ces elfes deviennent exclusivement carnivores afin de ne pas toucher aux plantes vénérées ; et ainsi de suite.

Les elfes de The Elder Scrolls intègrent aussi les autres archétypes et caractéristiques d’elfes non-tolkieniens. Ainsi, les Bosmers retrouvent une petite taille, plus proche des elfes pré-tolkieniens, et les Dunmers exploitent le type de l’elfe noir.

Déclinaisons elfiques

On trouve d’autres variations elfiques intéressantes dans de nombreuses œuvres. Citons notamment les Aén Seidhe de The Witcher. Si les elfes de Tolkien quittent pacifiquement la Terre du Milieu après l’avoir dominée longtemps, les Aén Seidhe se retrouvent en position de peuple opprimé par les humains gagnant en puissance.

Les Gelflings de Dark Crystal se rapprochent bien davantage de l’elfe pré-tolkienien : un membre du « Petit Peuple » à l’apparence de lutin, plus petit et plus espiègle. De même, les « elfes » d’Artemis Fowl désignent les différents représentants du Peuple, petits êtres magiques vivant sous terre. Dans Taram et le chaudron magique, les elfes se rapprochent encore davantage de ce que nous appelons plus souvent les fées.

World of Warcraft pour sa part semble avoir quelque peu laissé de côté les elfes lumineux (représentés par les elfes de sang) pour mettre davantage l’accent sur les déclinaisons d’elfe noir en elfes de la nuit et elfes du vide…

Les Elfes d’Angélique Hacker

Dans Angélique Hacker, les Elfes du Mäasgard ont été construits à partir de l’archétype tolkienien : un physique gracieux, de grandes aptitudes à l’arc et un goût certain pour l’architecture. J’ai en revanche abandonné le côté orgueilleux ou hautain qu’on prête souvent aux elfes lumineux. Les Elfes de Sandragon sont le tout premier contact d’Angèle avec le Mäasgard, après Gédéon. Je souhaitais donc en faire un peuple particulièrement bienveillant, accueillant et chaleureux, tout à fait merveilleux et rassurant. Galamir permet ainsi à Angèle d’entrer tout en douceur dans le Mäasgard, avant les péripéties plus périlleuses qui l’attendent dans la suite du récit.

J’ai aussi délaissé leur traditionnelle rivalité avec le peuple des Nains et Naines, préférant opposer ce dernier aux Géants et Géantes. Je n’ai pas non plus utilisé l’archétype de l’elfe noir pour cette histoire : la première raison est qu’à l’époque où j’ai commencé ce livre, je ne connaissait pas encore très bien ce type d’elfes ; la deuxième est que le nombre de peuples du Mäasgard me paraissait déjà bien élevé pour un seul roman (d’ailleurs, à l’origine, le peuple des Nains et Naines devait figurer dans l’histoire, non pas comme un peuple disparu, mais bien présent).

J’espère que cette petite escapade elfique dans la fantasy vous aura intéressé·e·s et donné envie de découvrir la forêt de Sandragon !

À très vite !

Sarah T.

[1] : Si on compte les quatre races Mers jouables (Altmer, Bosmer, Dunmer, Orsimer), ainsi que les races disparues (Aldmer, Ayléides, Chimers, Dwemer, Falmer, Maormer et Elfes gauchers).

Les livres numériques et les césures

Vous l’aurez peut-être remarqué si vous avez lu Angélique Hacker : il peut parfois arriver qu’une coupure de mot disgracieuse s’affiche sur votre écran… Avant de publier mon roman, j’ai bien sûr pris soin de corriger le livre de fond en comble (d’ailleurs, si vous trouvez des erreurs, vous pouvez me les signaler sur le formulaire de contact : je peux corriger le format ebook et le mettre à jour sur les sites de vente en moins de 72 heures). Malheureusement, une limite technologique est restée infranchissable pour moi : la gestion des césures par les lecteurs de livres numériques.

Vous l’avez peut-être déjà essayé, sur liseuse, téléphone, tablette ou ordinateur [1] : les lecteurs de livres numériques offrent cette formidable possibilité d’adapter le livre à vos yeux, en changeant le corps de police (la taille du texte) notamment. Revers de la médaille : une gestion des coupures de mots encore imparfaite, puisque la justification change avec la taille du texte et déplace donc les césures. En outre, la plupart des logiciels de lecture sont prévus à l’origine pour la langue anglaise, qui ne coupe pas les mots au même endroit que le français !

Le contrôle des césures…

Heureusement, on peut parfois forcer ou interdire certaines césures. Dans le cas d’un ebook, on va pouvoir modifier le document HTML pour entrer manuellement les caractères préférés des correcteurs et correctrices : le trait d’union conditionnel et le trait d’union insécable.

Le premier permet d’indiquer au logiciel à quel endroit couper un mot si ce dernier arrive en bout de ligne. En cas de césure sur ce mot, elle aura lieu à l’endroit du trait d’union conditionnel. Si le mot n’a pas besoin d’être coupé, le caractère restera invisible. Utile par exemple pour indiquer au lecteur d’ebook de faire la césure « Hac-ker » et non « Ha-cker » !

Le deuxième dit au contraire au logiciel de ne surtout pas couper à l’endroit du trait d’union. Le caractère affichera bien un trait d’union où que soit placé le mot, et ne sera jamais l’objet d’une césure. Le logiciel coupera le mot ailleurs ou ne le coupera pas. Particulièrement utile pour scinder avant le t euphonique dans « a-t-il » et non après (ou avant le à de « c’est-à-dire », et non après, comme le préconisent les règles de typographie française).

… et ses limites

Toutefois, deux limites se sont dressées au cours de la préparation d’Angélique Hacker pour publication.

La première est facilement contournable. Dans le cas d’Amazon, toutes les commandes HTML sont lues, et celles qui ne fonctionnent pas sont simplement ignorées. Mais chez Kobo, les commandes dysfonctionnelles empêchent la publication du livre ! Veillez donc à ne pas introduire de commande qui ne fonctionne pas (voir ci-dessous). Kobo refuse également les balises de caractères textuelles, vous devez donc impérativement les entrer au format code. Un exemple : le trait d’union conditionnel, indiqué en HTML par shy (balise textuelle entre & et ; [2]) ou #173 (balise code entre & et ;). Si shy fonctionne parfaitement sur Calibre comme sur Kindle, Kobo n’accepte que #173 !

La deuxième limite n’a pas encore trouvé de solution, du moins en HTML (peut-être me faudra-t-il modifier le CSS de l’ebook, mais je manque encore de connaissances à ce sujet…). En effet, pas moyen d’interdire une césure ailleurs que sur un trait d’union, ni de choisir le nombre de césures consécutives… C’est pourquoi, si vous trouvez dans Angélique Hacker des césures comme « de-manda-t-elle », ce n’est pas un oubli de ma part, mais bien un problème de gestion des coupures de mots du lecteur de livres numériques. Espérons que les prochaines versions logicielles corrigent ces limitations !

À très vite !

Sarah T.

[1] : En effet, nulle obligation de posséder une liseuse pour lire un livre numérique. Un compte et l’application Kindle ou Kobo suffisent !

[2] : Je suis contrainte de vous l’indiquer ainsi, puisque WordPress parle en HTML : si j’écris la balise entière, l’éditeur l’interprète et vous ne voyez rien…

Mes 5 livres de chevet en fantasy

Parmi mes lectures favorites, les romans de fantasy figurent évidemment en bonne place. En voici cinq parmi mes préférés !

Je précise que je ne juge ici que le livre, en aucun cas l’auteur·rice, le film ou tout autre produit dérivé.

  1. Harry Potter (J. K. Rowling [1])

Probablement l’un des premiers romans sans images, avec uniquement du texte, que j’ai lus.

Le film Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Colombus est sorti en décembre 2001. J’avais 7 ans. À l’époque, je crois, je ne lisais pas encore beaucoup de gros livres sans images et le cinéma se limitait pour moi à Disney. Je ne connaissais rien des grandes sagas, de l’univers geek, des livres de fantasy et des films en prises de vues réelles. Quand je suis sortie du cinéma, je me suis dit qu’on pouvait faire des choses sacrément chouettes en films. Et qu’il fallait que je lise le livre. J’ai lu les quatre premiers tomes, et les ai relus et relus, en ajoutant chaque nouveau tome à ma relecture incessante.

  1. Le Livre des Étoiles (Erik L’Homme)

Après Harry Potter, j’étais prête pour lire plein d’autres livres du même style ! Je ne me souviens plus vraiment dans quelles circonstances la trilogie du Livre des Étoiles m’est tombée entre les mains, mais je me souviens l’avoir dévorée d’une traite. J’ai toujours été étonnée que ce livre ne rencontre pas un succès aussi (peut-être pas autant, mais quand même) retentissant que Harry Potter. Peut-être parce que cette trilogie est justement sortie en même temps que Harry Potter. Et parce qu’elle est française. Néanmoins, je l’ai trouvée vraiment bien construite, agréable et facile à lire tout en étant suffisamment riche et complexe.

  1. À la croisée des mondes (Philip Pullman)

Dans ma quête de livres de fantasy à dévorer dans mes années primaire-collège, je me suis parfois frottée à plus fort que moi. Oui, je l’avoue, la première fois que j’ai tenté de lire À la croisée des mondes (il me semble que c’était en fin de primaire), je n’ai pas réussi à aller au bout : j’ai dû m’arrêter au milieu du tome 2… parce que je ne comprenais plus rien. J’ai lu la trilogie entièrement quelques années plus tard et ai particulièrement savouré cette histoire profonde et passionnante.

  1. Le Donjon de Naheulbeuk (John Lang)

C’est aussi en 2001 (décidément, quelle année faste entre le premier film Harry Potter, le premier tome du Livre des Étoiles et Naheulbeuk !) qu’a commencé l’aventure audio du Donjon de Naheulbeuk. Je ne l’ai découverte que plus tard, lors de mes années collège. Et j’ai particulièrement accroché (c’est un euphémisme). Comme beaucoup de fans, attachée au format d’origine et sceptique quant à la capacité d’un·e auteurice de pouvoir exceller sur plusieurs formats, j’étais un peu triste que l’aventure se poursuive en roman plutôt qu’en épisodes audio suivis comme avant. Mais, fan quand même, j’ai lu les romans, et j’ai bien envie de dire que John Lang écrit « Crômement » bien !

  1. La rivière à l’envers (Jean-Claude Mourlevat)

J’ai probablement dû lire ce livre en primaire (il est paru en 2000), et j’en suis toujours restée impressionnée. J’ai toujours adoré la lecture bien sûr, et outre Harry Potter, j’ai dévoré les Orphelins Baudelaire (les livres, pas les enfants), les Roald Dahl, les Journal d’une princesse aussi [2]… Mais il m’est arrivé fréquemment de lire des livres qui ne m’ont pas passionnée ou que j’ai assez vite oubliés. Ce n’était clairement pas le cas de La rivière à l’envers. Ce livre a beau être classé comme un roman jeunesse, je trouve l’histoire incroyable, pas du tout simpliste, vraiment touchante, originale, imprévisible, riche et drôle. Non pas pour dire que les œuvres jeunesse sont creuses, simplistes et vides (loin de là !), simplement je n’hésite pas à classer La rivière à l’envers en fantasy pour tous les âges et à le relire régulièrement.

Et vous, quels sont vos livres de fantasy préférés ? =) Dites-moi dans les commentaires !

À très vite !

Sarah T.

[1] : Celles et ceux qui me connaissent savent l’importance qu’a eu pour moi Harry Potter, tant dans le développement de mon goût pour la lecture que dans mon écriture et dans d’autres aspects de ma vie. Je ne pouvais donc pas ne pas le mettre. Mais je dissipe immédiatement tout malentendu : je condamne les propos transphobes de Rowling.

[2] : Toutefois, j’avais une certaine tendance à relire en boucle les livres que j’avais aimés, ce qui fait que je n’ai pas lu un certain nombre de classiques. Mais je compte bien remédier à cela.